Quels managers les Y sont-ils devenus ?

Hubert Levesque - 03/10/2017
Quels managers les Y sont-ils devenus ?

Elle désigne les salariés nés entre 1975 et 1995 et représentera 75% de la population active en 2025. La génération Y (ou «Why » en anglais comme « pourquoi ») est aujourd'hui en âge d'accéder aux postes à responsabilités et d'encadrement. Comment les digital natives appréhendent-ils le management d'équipe? Eléments de réponse.

Collaboration plutôt que subordination

Principale particularité des managers issus de la génération Y et de leurs collaborateurs : ils se choisissent mutuellement (relire à ce sujet notre article Recrutement 4.0 : quand les candidats choisissent leur entreprise). Réputé allergique à l'autorité et attachant plus d'importance aux relations amicales qu'au statut social, le cadre Y est plus un coach qu'un supérieur hiérarchique. Il préfère la proximité et les échanges informels aux réunions, qu'ils soient en ligne sur les réseaux sociaux ou IRL à la pause déjeuner. Féru de culture web, il aspire à être traité d'égal à égal et adopte pour cela un discours cash.

Des fans du management à distance...

Née avec internet, la génération Y maîtrise parfaitement les nouvelles technologies et les codes de la communication en ligne. Ces jeunes cadres, habitués à avoir accès au maximum d'information partout et tout le temps, utilisent naturellement les outils collaboratifs en ligne et n'hésitent pas à déléguer. Coopération, entraide et plaisir sont pour eux des valeurs fondamentales. Grands voyageurs, ils ont grandis avec les compagnies aériennes low coast. Munis de leur mobile ou tablette, ils valident un livrable et donnent leurs instructions du bout des doigts entre 2 vols. Avec Copass, ils exercent en mode nomade depuis l'espace de coworking d'une mégalopole américaine ou un surf camp Marocain.

… et du personal branding

Les managers Y ont compris l'importance de cultiver leur marque personnelle. Adeptes de la curation de contenu, ils ont construit leur légitimité tweet après tweet et mettent en scène leur expertise sur leur blog personnel ou lors de conférences-shows type TEDx. Stages à répétition, périodes d'essai à rallonge, turn over étourdissant : ces cadres nouvelle génération ont commencé leur carrière dans un contexte de crise. A 30 ans à peine, ils ont acquis leur expérience dans 5 ou 10 entreprises différentes et savent pertinemment qu'ils auront plusieurs vies professionnelles. D'où la nécessité pour eux de se starifier. Enjeux : remporter l'adhésion de leur équipe avant même de l'intégrer.

Les pionniers du Feel good management

Très présents aux Etats-Unis et en Allemagne, les feel good managers s'efforcent d'insuffler une ambiance de travail authentiquement conviviale. Mais ces G.O. de l'open-space ne se contentent pas d'organiser des after works ou de mettre à disposition des consoles de jeux pour améliorer la qualité de vie au travail. A l'écoute des collaborateurs et doués d'une véritable empathie, ils participent à maintenir la cohésion du groupe et l'esprit start'up propice à la créativité. Un poste peu conventionnel qui colle parfaitement aux aspirations de la génération Y, si attachée à l'épanouissement personnel et que l'on pourrait résumer par la devise d'Amazon : « Work hard, have fun, make history ».

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