La conduite du changement, vrai défi des entreprises

Hubert Levesque - 02/04/2015
La conduite du changement, vrai défi des entreprises

Progrès technologiques, nouveau cadre légal, fusion/acquisition : toute entreprise est un jour confrontée à un changement d'envergure, qu'il soit initié en interne ou conséquence de facteurs externes. Cette adaptabilité repose avant tout sur la bonne volonté des hommes et des femmes qui composent l'organisation. Comment faciliter ces évolutions et surmonter les résistances ?

Conduite du changement : plus qu'une transition, une évolution

Egalement appelé “accompagnement au changement” ou “pilotage de l'innovation”, la conduite du changement concerne aussi bien les grands comptes que les PME/PMI. Mais qu'entendons-nous par là ? On distingue 2 types de changements :

  • les changements endogènes, c'est-à dire initiés par l'entreprise elle-même. Il peut s'agir d'une fusion entre 2 entités, du rachat d'une filiale, de l'externalisation de certaines activités ou tout simplement d'un déménagement des bureaux.
     
  • les changements exogènes, c'est-à-dire provoqués par l'environnement extérieur comme un nouveau cadre légal, une conjoncture économique défavorable, les progrès technologiques. Ainsi, la révolution Big Data ou celle du web social induisent une transformation en profondeur des process (donc des habitudes) de travail.

 

C'est très souvent cette digitalisation des métiers qu'il faut faire accepter par l'ensemble des collaborateurs. La conduite de changement est pour cela un outil très efficace.

Remporter l'adhésion de tous, priorité du manager de changement

Mener à bien la réorganisation d'une entreprise est avant tout une histoire d'individus. Dans la plupart des cas, les équipes en charge de la conduite de changement se trouvent face à des collaborateurs ayant différents niveaux d'expérience. Or, on ne s'adresse pas de la même manière à un cadre proche de la retraite et à un jeune diplômé de la génération X ou Y, né avec internet. Si le premier a l'expertise et le réseau professionnel, le second maîtrise les NTIC et est soumis à un fort turn over. Pour que tout le monde coopère, une solution consiste à appliquer le bon vieil adage “Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait”. Favoriser le transfert de compétences permet aux plus réfractaires de participer aux mutations. L'objectif est d'obtenir, si ce n'est l'adhésion de tous, au moins un consensus.

Conduite de changement : mode d'emploi

Comme toujours lorsqu'il s'agit de management, pas de recette miracle. Toutefois des bonnes pratiques existent. Ci-dessous quelques étapes incontournables d'une conduite de changement réussie :

  1. Anticipation : évaluer les ressources disponibles (budget, temps, compétences) et nécessaires. Prévoir les éventuels risques.
  2. Elaboration d'une stratégie d'accompagnement : établir un calendrier de déploiement, un plan de communication interne. Identifier des indicateurs de réussite (KPI).
  3. Mise en oeuvre opérationnelle : appliquer progressivement les mesures sur le terrain.
  4. Suivi et reconnaissance : saluer les efforts d'adaptation des équipes et assurer la pérénnité des nouveaux process mis en place.

 

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que la conduite de changement est une véritable aventure humaine. Véritable médiateur, le manager de changement doit faire preuve de diplomatie, d'écoute mais aussi de charisme pour que chacun s'approprie à son rythme les nouvelles habitudes et avance dans la même direction.

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